11 décembre 2016

Le Luchonnais

Nous étions 11 participants (5 dames et 6 messieurs) ce dimanche 11 décembre. Bien nous a pris de passer par le versant espagnol car une piste (carrossable) nous a propulsés à 1 600 m d’altitude (petit parking) pour le départ de cette randonnée.

Il fait –3°, nous empruntons, déjà sous le ciel bleu, le terminal de la piste (par endroits verglacée) suivi d’un sentier qui nous amènent au Col de Barèges (1 749 m) et ses deux cabanes (espagnoles) fermées.

Déjà la vue est spectaculaire sur les hauts sommets du Luchonnais drapés de blanc. Après une courte pause, nous continuons notre itinéraire sur la crête frontière sur un terrain sec mais le sentier n’est pas bien marqué donc on "zigzague" dans de la "pelouse à gispet".

Nous voici arrivés à notre premier sommet de la journée le Pic d’Aubas (2 071 m), il est 11h, une pose s’impose sur ce panorama, après avoir laissé quatre du groupe (petite balade prévue aux Pics Trona).

Après notre séparation, nous avons cherché une « terrasse » accueillante… et l’avons trouvée « Le Trona », belle vue, matelas herbeux (gyspet fatigué !!!) souple et accueillant. Petit sommet « discret » (vous ne le trouverez sur aucun topo) à l’écart des « grandes routes ». Cette « longue » pause nous a permis de discuter… pas mal… Le rêve en quelque sorte.

Nous poursuivons notre itinéraire par la crête frontière, redescendons à un collet (rencontre avec des chasseurs, et leurs chiens, espagnols) : la neige est là il faut chausser nos crampons pour monter au Pic d’Arrès (2 161 m), point culminant du programme. Il est midi, après quelques photos et observer le lieu (grandiose) sur 360° sous un ciel bleu éclatant (du Cagire au Pic du Midi de Bigorre en passant bien sûr par l’Aneto/Maladetta et le lointain Néouvielle) nous prenons notre repas (nous avons fait sauter le bouchon pour se souhaiter de bonnes fêtes).


Suite à une heure de pause, nous reprenons notre périple, en crête, qui nous amène aux Pics de Montagnou et Campsaure (2 141m). Avant le Pas de Vilamos, nous décidons de descendre sur le plateau de Campsaure (terrain à gispet un peu pénible). Nous voici maintenant sur la piste et à la Cabane du Campsaure (1 650 m), ouverte propre bien aménagée, il est 15h, après une pause, toujours accompagnés par le soleil, il faut maintenant remonter au Col de Barèges par un bon sentier, balisé.

Nous retrouvons nos amis(es), il est 16 h, après un dernier regard sur ces 3 000 m du Luchonnais, nous redescendons aux voitures.

Pot de l’amitié à Luchon, merci à tous pour ces "gâteries", Colomiers 19h30. Une journée encore inoubliable du CMC !

Postscriptum :
Lors de notre assemblée générale, des personnes se sont émues d’un certain gaspillage énergétique, en particulier dans la redondance d’envois de mails. Elles ont raison de se soucier de l’économie de notre planète.
Aussi je me permets la proposition suivante : il s’agirait de réfléchir aux gestes domestiques que l’on effectue sans même y penser et pourtant ils pèsent sur le porte-monnaie et surtout l’environnement.
De quoi s’agit-il ? Du lavage des vêtements de montagne tout simplement.
La société nous impose des diktats aussi routiniers qu’invisibles et nous transforme en « somnambules marchant au milieu des rituels ». Il est facile de fourrer ses affaires dans la machine à laver, verser la dose de lessive et appuyer sur le bouton de mise en marche sans se demander si ces vêtements sont réellement sales. Cela implique une consommation des ressources telles que l’eau et l’électricité, sans oublier le traitement des eaux usées pleines de détergent.
Conscient que nous agissons sous l’effet de normes puissantes imposées par l’extérieur, porter des vêtements propres et repassés, ne pas émettre d’odeur corporelle…et pourtant dans certaines situations : trek sur plusieurs jours avec obligation de transporter un sac le plus léger possible, nous gardons la même tenue et nous ne tomberons pas plus malades. 
Je suis sûr que c’est facile surtout en construisant un discours « écologique » pour affronter le regard des autres. Nous pouvons aussi user de stratagème en faisant sécher sur le balcon les vêtements retournés !