dimanche 18 février 2018

Le Piejeau

Connaissez-vous cette histoire du fou qui se frappe la tête avec un marteau ? Quelqu’un lui demande : « Pourquoi ce geste ? »
Réponse à la fin du compte-rendu. (*) 

Une fenêtre, cela aurait été trop beau, non, nous avions qu’une lucarne pour des prévisions météorologiques favorables. Suivant les grenouilles de météo-France, il ne fera soleil qu’entre 9 heures et 13 heures aux alentours du hameau de Couéu, départ de la balade ; et ce fut le cas.

Dix candidats inscrits le jeudi soir à la réunion, six présents au lieu de rendez-vous.
Départ à 7h30 et arrivée à 9h15 après un arrêt petit noir, croissants (merci Dominique) dans un bistrot d’Aspet. De ce village nous jouissons d’une magnifique vue sur le pic Cagire illuminé par les premiers rayons du soleil, un Cervin en miniature. Avec le réveil de la chaine des Pyrénées observé sur le trajet aller, ce furent les plus belles vues de la journée car quoi que l’on dise au sujet « de la traditionnelle magnifique vue sur les sommets environnants », le Cap de Gauch, le Pic de la Pale de Rase (altitude 2148 m) ne me transcendent pas. Mais ce n’est que mon avis. 
C’est simple, depuis l’abreuvoir symbolisant le top départ jusqu’au Col de la Croisette (1469 m), ça ne fait que monter, jamais de répit, aussi revenant de blessure j’avais peur de voir la Sorcière aux dents vertes (**) le long des chemins, surtout que Christine notre accompagnatrice du jour, certainement lasse de toujours parcourir le même trajet pour accéder à la cabane nous proposait une directissime à travers bois. Nous l’avons faite cette ascension raquettes aux pieds et sans trop se plaindre mais vous savez quoi ? Et bien ça fait du bien quand ça s’arrête !


Arrivée à destination à midi, super, ça m’évitera la fringale. La cabane est occupée par cinq randonneurs, premiers arrivés, premiers servis c’est donc en terrasse que nous prenons notre repas, l’intérieur étant occupé. Un grand merci pour Christine qui nous régala d’un excellent gâteau pour le dessert. 

Cette cabane a du charme, ce n’est pas simplement 4 murs et un toit, elle possède en plus un ravissant balcon abrité et son emplacement, au milieu des bois, peut-être habités par des fées !, nous rappelle nos contes d’enfance. Il y règne aussi un certain confort avec sa cheminée, du bois à profusion et la possibilité d’y dormir.
Retour par le chemin traditionnel mais pour le rejoindre, nous traversons les branchages de sapins et les aiguilles nous piquent le visage mais pas les oreilles. 
Pour cela nous avons la « musique classique d’aujourd’hui » de Pascal Dusapin, rien de moins que l’icône de la musique contemporaine mais hélas mondialement inconnu. Alors faites un effort, cliquez sur le bouton et consacrez quelques minutes à l’écoute d’une de ses nombreuses œuvres. Après vous direz peut-être : ça fait du bien quand ça s’arrête !


La pluie prévue nous rafraichit agréablement en rejoignant la voiture mais là aussi nous pouvons dire : ça fait du bien quand ça s’arrête ! Aussi nous ne trainons pas pour nous rhabiller en civil et rejoindre le même café que ce matin à Aspet. 

Pot de l’amitié avec des gâteaux maison (merci Catherine) mais aussi des biscuits (AUT), aliments ultras transformés hélas associés à une hausse de 12% du risque global de cancer. Bon appétit mais à éviter. 

Un grand merci à notre accompagnatrice du jour : Christine.
Félicitations à notre plus illustre Pyrénéen du moment, quadruple médaillé d’or : Martin Fourcade.


Mais il n’y a pas que des sportifs célèbres natifs dans nos montagnes qui mettent en valeur notre région. Je pense à un poète né à Pau : Paul-Jean Toulet (1867-1920) Lisons-le dans ses Contrerimes :
D’une amitié passionnée
    Vous me parlez encor,
Azur, aérien décor,
    Montagne Pyrénée.
À bientôt sur les chemins. 

(*) Vous n’avez pas deviné ? Réponse : ça fait du bien quand ça s’arrête !
(**) Personnage mythique qu'est censé apercevoir le marcheur victime d'une énorme défaillance.