17 mars 2018

La trace du Fromage 2018

En pastichant cette pub qui disait au sujet d’une boisson qu'elle avait la couleur de l’alcool, son nom sonnait comme un nom d’alcool, sa bouteille ressemblait à une bouteille d’alcool mais ce n’était pas de l’alcool, nous pourrions dire que dans cette contrée nous buvons du thé local, qu’il s’y fabrique maintenant du whisky et qu’il y a encore d’autres analogies entre le plateau de l’Aubrac et cet autre pays : l’eau, la tourbe, la géologie, le rude climat… et même les douches du Combaïre (auberge qui nous recevait) alternant le chaud et le froid…Vous avez devinez ? Non, nous ne sommes pas en Ecosse mais dans le pays de Laguiole pour participer aux traces du fromage pour la deuxième fois.
Muriel, notre gentille organisatrice nous avait prévu un départ le samedi matin de Colomiers pour arriver confortablement sur zone avant midi ce qui nous a permis de faire nos emplettes de fromage à la Coopérative fromagère Jeune Montagne et de visiter une coutellerie où nous avons nos habitudes. Puis nous reprenons les voitures en direction de Chaudes-Aigues et repas dans un pub irlandais magnifiquement tenu par la petite fille du créateur il y a presque 100 ans. La balade d’entrainement, vu les conditions météorologiques peu engageantes, se transforma en visite du village thermal et en particulier de la source chaude du Par (82° à la sortie s’il vous plait) mais surtout au visionnage des matches de rugby pour les moins courageux ou les plus sportifs (*). Excellent repas et ambiance de feu le soir à l’auberge tout en restant sérieux quant à l’heure du coucher. Car le lendemain, petit déjeuner et départ à huit heures pétantes pour en découdre.
Matin glacial
Les montagnes couvertes de neige
Chaude tasse de café.

Les quatorze personnes inscrites sur les deux parcours pourront témoigner que ce week-end terminait bien la saison hivernale et que l’âpreté climatique n’était pas une vue de l’esprit. Nous avons eu droit à des bourrasques de neige, de grésil, au vent fort qui balayait ce plateau et nous glaçait les os quand nous étions à l’arrêt. Nous décidons, sauf Yvon, de prendre les raquettes, la neige est bien présente mais piétinée par les 2400 participants, il y aurait bien de bonnes traces sur les trois parcours, disait-il. 
Au programme : 
  • Personne d’inscrit pour les 12 km.
  • Cinq candidates pour le parcours de 18 km au départ de la station de ski de Brameloup avec passage par le buron de Pesquier Bas, le buron de Pesquier Haut à l’aller, déjeuner au Royal Aubrac puis le Buron des Moussous, le buron du Puech Cremat au retour.
  • Neuf compétiteurs pour la boucle de 21 km ou simplement l’aller, pour six d’entre eux, au départ de la station de ski de Laguiole.
Pour chaque itinéraire très bien fléché, il y avait des passages aux burons en particulier pour le 21 km, ce qui me concerne, je citerais le buron du Pas de Mathieu, le buron de Regembal avant d’arriver au Royal Aubrac point de rencontre des trois boucles et lieu du repas. Au menu : aligot de l’Aubrac, brochette de viande d’Aubrac, fromage de Laguiole AOP, tarte à l’encalat (tarte fromagère sucrée). Il ne valait mieux pas être allergique aux protéines de lait, car tous ces plats délicieux en contenaient peu ou prou et il aurait été regrettable de ne pas les déguster.

Au retour ce sont les burons de Canuc et d’Embournac qui sont les points de repos et de ravitaillement. L’organisation magistrale (540 bénévoles quand même !) faisait découvrir, à volonté, dans ces petites fromageries d’alpages divers produits locaux : lait cru, sirops, fouaces, gentiane, thé d’Aubrac et bien sûr le célèbre et à mon goût pas assez connu fromage Laguiole AOP. 


Les concurrents ayant déjà participé à l’édition précédente regrettèrent d’avoir à suivre le même parcours, mais en général tout le groupe se réjouissait de la journée passée dans la convivialité, l’entraide et la bonne humeur, même s’il a fallu rechercher trois brebis égarées dans la station de Brameloup. 

Enfin regroupement général dans un café à Espalion et retour sous les giboulées vers Colomiers. Arrivée autour de 20h30. 

Un grand merci à Muriel qui nous a organisé ce week-end de main de maître et à tous les participants pour leur gaité et la réussite dans leur projet. Personne n’a abandonné.

Bravo à tous et à l’année prochaine.

(*) Pour les plus de 25 ans, l’heure de télévision pourrait leur faire perdre « que » 18 secondes de vie, mais nous nous rattraperons demain. Combien gagnerons-nous en pratiquant la marche ? British Journal of Sports Medicine